Le Général-Major Kasongo Mulumba Batoka Gaby a été nommé Gouverneur militaire de la province de l’Ituri. L’ordonnance présidentielle portant sa nomination a été lue sur les antennes de la télévision nationale (RTNC) en ce début de week-end.
Le nouvel homme fort de l’Ituri succède au Général Johnny Luboya Nkashama, qui quitte ses fonctions après plusieurs années passées à la tête de cette province hautement stratégique et meurtrie par les conflits.
Cette nomination intervient alors que la situation sécuritaire en Ituri demeure profondément préoccupante. Malgré les efforts déployés ces dernières années, l’activisme des groupes armés locaux et étrangers ainsi que les défis persistants liés à la protection des populations civiles continuent de fragiliser la région.
Pour le Général-Major Kasongo Mulumba Batoka Gaby, les priorités sont clairement définies par la haute hiérarchie :
- Renforcer la sécurité sur l’ensemble du territoire provincial.
- Restaurer l’autorité de l’État dans les zones autrefois contrôlées par les milices.
- Accélérer le retour de la paix durable pour permettre la cohésion sociale.
Pour bien comprendre la portée de cette nouvelle nomination, il convient de jeter un regard rétrospectif sur le mécanisme de l’état de siège, instauré il y a cinq ans par le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
C’est en effet le vendredi 30 avril 2021 que le Président de la République avait décrété, pour la première fois, l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, « au regard de la gravité de la situation », conformément à l’article 85 de la Constitution. Cette mesure d’urgence avait été prise après concertation avec le Conseil supérieur de la défense, incluant le Premier ministre et les présidents des deux chambres du Parlement. Le régime d’exception avait officiellement débuté le 6 mai 2021 pour une durée initiale de 30 jours, renouvelable.
En province de l’Ituri, le président Félix Tshisekedi avait nommé le Général Johnny Luboya Nkashama Gouverneur. Il détenait ainsi les pleins pouvoirs exécutifs dans la province pour mener les opérations militaires et gérer l’administration publique. Tout au long de ses cinq années de gestion, il a travaillé en étroite collaboration avec la MONUSCO pour la protection des civils et la stabilisation de la région face aux milices locales et étrangères.
Visesa Louangel

















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