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Tujenge Amani Kwa Ukweli

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Kinshasa: Le Général Sylvain Ekenge transféré à la prison de Ndolo pour ses propos

La chute est aussi brutale qu’inattendue pour celui qui fut, des années durant, le visage officiel de l’armée congolaise. Le Général-major Sylvain Ekenge Efomi ne s’est pas seulement vu retirer son micro de porte-parole des FARDC ; il a été transféré manu militari à la prison militaire de Ndolo. Ce basculement judiciaire sanctionne une dérive verbale jugée inadmissible : ses propos désobligeants envers les femmes de la communauté Tutsi, tenus sur le plateau de la télévision nationale.

Selon des sources du Journal Les Coulisses, l’officier général avait été convoqué à l’État-major général pour ce qu’il pensait être une simple notification administrative de sa suspension. Pourtant, à peine le document reçu en mains propres, la procédure a basculé vers une mise aux arrêts immédiate.

Ce « pavé dans la mare », jeté lors d'une intervention sur la RTNC, a provoqué une onde de choc dépassant les simples cercles militaires. En s'attaquant publiquement à une communauté à laquelle il n'appartient pas, le Général Ekenge a franchi une ligne rouge, poussant la hiérarchie à agir avec une sévérité exemplaire.

Cette combinaison de suspension administrative et d’emprisonnement immédiat interpelle de nombreux observateurs. Pour beaucoup, cette double sanction augure une face cachée du dossier, soulevant la question d’un traitement de faveur ou d’une sensibilité sélective face aux railleries communautaires en RDC.

La communauté Tutsi n’est en effet pas la seule à être la cible de propos polémiques. Georges Tsumba, ancien combattant, exprime tout haut ce que certains pensent tout bas :

« Les Nande (Yira), victimes de massacres depuis 12 ans, n’ont-ils pas subi pire que cela ? Ils sont souvent incriminés pour les crimes dont ils sont pourtant les victimes. Qu’est-ce qui se cache réellement derrière cette célérité judiciaire alors que, dans les propos d’Ekenge, se trouve une partie de vérité ? » s’est-il exclamé.

Bien que la prison de Ndolo abrite d’autres officiers supérieurs, le dossier d’Ekenge Efomi se distingue par sa nature politique et sociale. Là où ses compagnons d’armes répondent souvent de fautes de gestion ou de défaillances opérationnelles, l’ex-porte-parole doit justifier des propos jugés stigmatisants.

Cette incarcération envoie un signal fort à l’ensemble des forces de défense : le devoir de réserve est une obligation absolue. Cependant, l’équité de cette justice reste sous le feu des critiques, alors que d’autres communautés meurtries attendent toujours que les outrages subis à leur égard soient sanctionnés avec la même rigueur.

La Rédaction

©Ukweli Online

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