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Tujenge Amani Kwa Ukweli

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Axe Butembo-Manguredjipa : Nouveau carnage à Byambwe, quatre civils décapités par les présumés ADF

Le sang a de nouveau coulé en chefferie des Baswagha. La localité de Byambwe, dans le groupement Manzia (Territoire de Lubero), a été le théâtre d’une nouvelle incursion sanglante attribuée aux rebelles de l’ADF ce mardi 13 janvier 2026. Le bilan provisoire fait état de quatre civils lâchement exécutés.

Tout a commencé dans la soirée du lundi 12 janvier. Des rumeurs persistantes, relayées sur les réseaux sociaux, faisaient état de mouvements suspects d’hommes armés au quartier Kighumo, à la périphérie de Byambwe. Pris de panique, de nombreux habitants avaient alors abandonné leurs habitations pour se réfugier vers le centre de la localité.

Malheureusement, les craintes se sont confirmées au lever du jour. Ce mardi matin, les corps de quatre personnes ont été retrouvés dans un champ à Kasalala, un milieu agricole situé à environ 3 kilomètres au Nord-Est de Byambwe. Selon des sources locales, les victimes ont été décapitées à l’arme blanche, mode opératoire caractéristique des assaillants ADF.

Ce bilan de quatre morts pourrait s’alourdir dans les heures à venir. « La fouille continue dans les environs pour s’assurer qu’il n’y a pas d’autres victimes dans les champs périphériques », confie une source sur place sous couvert d’anonymat.

Cette énième attaque a plongé la population de Byambwe dans une psychose totale. Un mouvement de déplacement massif est observé depuis ce matin ; les paysans craignant d’être surpris dans leurs cultures désertent le village pour des zones jugées plus sécurisées.

La localité de Byambwe est loin d’avoir pansé ses plaies. Ce nouveau massacre réveille le traumatisme de la nuit du 14 au 15 novembre dernier, où 27 civils — majoritairement des patients internés au centre de santé local — avaient été sauvagement massacrés.

Depuis ce premier carnage, le village n’avait retrouvé qu’environ 40 % de ses habitants habituels. Malgré la présence signalée des unités de l’armée dans la zone, l’insécurité persistante sur l’axe Butembo-Manguredjipa continue de vider les agglomérations de leurs forces vives, transformant ce bassin agricole en une zone de haute dangerosité.

James Lusenge

©Ukweli Online

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