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Tujenge Amani Kwa Ukweli

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Massacre de Ngadi à Beni : Entre mesures d’urgence de Kinshasa et sentiment d’abandon d’une population meurtrie

À la suite de la tragique attaque survenue le dimanche 31 mai 2026 dans la province du Nord-Kivu, qui a coûté la vie à quinze civils et à un militaire, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a immédiatement engagé une série de mesures d’envergure pour reprendre le contrôle de la situation et sécuriser la région de Beni. 

​Face à l’horreur de la situation, l’exécutif national a tenu à exprimer sa solidarité envers les familles touchées. À trevers un Communiqué Officiel signé par le Ministre de Communication et médias,  le Gouvernement a présenté ses condoléances les plus attristées aux proches des victimes et a manifesté sa profonde compassion envers les blessés, ainsi qu’à l’égard de l’ensemble de la population de la ville de Beni, une nouvelle fois durement éprouvée par la violence aveugle. 

Sur le plan opérationnel, la lutte contre les terroristes des ADF (affiliés à l’État islamique) est réaffirmée comme la priorité absolue des autorités nationales. Pour faire face à cette incursion criminelle dans le quartier Ngadi, les Forces de Défense et de Sécurité ont intensifié et poursuivent activement les opérations de traque des assaillants sur le terrain. 

​Par ailleurs, le ministère de la Communication et des Médias a annoncé que toutes les dispositions nécessaires ont été formellement engagées afin de renforcer de manière durable la protection des populations civiles, de sécuriser méthodiquement l’ensemble des zones affectées et de prévenir en amont toute nouvelle velléité d’attaque terroriste.

L’exécutif insiste sur l’importance d’un front commun et appelle les citoyens au calme, à une vigilance de chaque instant et à maintenir une confiance entière envers les institutions de la République ainsi qu’envers l’action des forces armées déployées au front. 

​Le cri de détresse de Beni : Un sentiment d’abandon

​Cependant, ces assurances étatiques peinent à apaiser la colère et la désolation des habitants sur place. Interrogé sous le sceau de l’anonymat, un habitant de Beni contacté par la Rédaction de Ukwelionline.net s’est désolé d’avoir l’impression que la population victime des atrocités des ADF est purement et simplement abandonnée à son triste sort.

​Selon ce témoin, le Gouvernement de Kinshasa semble accorder une importance beaucoup plus cruciale aux crimes commis par la coalition AFC/M23 qu’à ceux perpétrés par les ADF. Il déplore avec amertume une situation insoutenable où les populations des régions de Beni-Lubero (Nord-Kivu) et d’Irumu-Mambasa (Ituri) donnent l’impression d’être « vouées à mourir à la machette » dans une relative indifférence des instances politiques nationales.

​Ce citoyen a fermement tenu à rappeler une vérité fondamentale d’unité nationale, soulignant que la RDC appartient à tous ses enfants sans distinction. Par voie de conséquence, il insiste sur le fait que tous les Congolais doivent impérativement bénéficier de la même protection de la part de l’État, pour autant que la vie de chaque être humain est sacrée.

​Une fermeté judiciaire promise par l’exécutif

​Malgré ce fossé de perception flagrant entre la capitale et la ligne de front, la position officielle de l’exécutif demeure juridiquement inflexible. Les autorités réaffirment leur détermination inébranlable à poursuivre sans relâche la lutte contre le terrorisme et à restaurer durablement la sécurité dans les territoires affectés. Le message gouvernemental se veut clair concernant les suites répressives : les auteurs de ces « crimes odieux » sont traqués sans trêve et devront répondre de leurs actes devant les tribunaux compétents. 

La Rédaction

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