Une vive psychose a régné, la matinée de ce lundi 25 mai 2026, à Kirima, entité située sur l’axe routier Butembo-Manguredjipa, à environ 32 kilomètres à l’ouest de la ville de Butembo (Nord-Kivu). Une attaque armée ciblant un poste de contrôle de la Police de circulation routière (PCR) a coûté la vie à trois agents de l’ordre, paralysant momentanément les activités économiques et le trafic routier.
Sur les quatre policiers affectés à ce poste de contrôle, trois ont été mortellement touchés lors de l’assaut mené par des hommes armés. Les coups de feu, tirés à proximité immédiate des habitations, ont plongé la population locale dans l’effroi.
Cyprien Sangala, notable de la région et coordonnateur de la FOCYSAN ASBL (Fondation Cyprien Sangala), une structure de défense des droits humains active dans la zone de Manguredjipa, décrit une situation de panique générale :
« Cette situation a directement plongé Kirima dans une grande psychose. Vous savez, c’est une petite localité avec des habitations très entassées. Lorsque les habitants ont entendu les coups de feu à seulement une quarantaine de mètres, la panique s’est immédiatement installée », confie-t-il.
L’information a été corroborée par Guy Ngavo, porte-parole adjoint des forces d’autodéfense locales (Wazalendo) dans la région. Selon ses précisions, les assaillants sont venus de Muhola avant d’ouvrir le feu sur les agents de la PCR.
La traque des auteurs de ce forfait n’a pas tardé. Blessés lors des échanges de tirs, deux assaillants ont tenté de se dissimuler dans une structure sanitaire à Kitovo. C’était sans compter sur la réactivité de la communauté.
« Comme tout le monde était en état d’alerte, les jeunes, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les Wazalendo se sont investis dans la recherche des auteurs. Deux parmi ces assaillants ont été maîtrisés à Kitovo. Nous demandons désormais aux services de sécurité de pousser les investigations à fond », a plaidé Guy Ngavo.
Au-delà des trois policiers tombés sur le champ d’honneur, les sources locales déplorent également le décès d’un civil. Face à cette vulnérabilité sécuritaire sur l’axe Butembo-Manguredjipa, les leaders communautaires et les forces locales insistent sur un point précis : l’importance du mariage entre la population et l’armée.
Pour couper court aux infiltrations des groupes armés, Guy Ngavo invite instamment la population locale à dénoncer tout mouvement suspect et à collaborer étroitement avec les FARDC ainsi que tous les acteurs engagés pour le retour de la paix dans le territoire de Lubero.
HANGI MULEKYA Ghislain et VISESA Louangel
Ukweli Online

















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