Ce lundi 4 mai 2026, les épreuves hors-session de l’Examen d’État, édition 2025-2026, ont été officiellement lancées sur toute l’étendue de la province éducationnelle. C’est l’Institut Kambali qui a servi de cadre pour les cérémonies officielles, présidentées par Mme Prisca Kamala, Conseillère Principale en charge de l’Éducation Nationale et de la Nouvelle Citoyenneté au Gouvernement Provincial du Nord-Kivu.
Représentant personnellement le Gouverneur de Province, le Général Major Kakule Somo Evariste, elle a donné le coup d’envoi de ce marathon intellectuel qui concerne, pour cette session, un effectif impressionnant de 66 603 candidats à travers la Province Nord-Kivu, y compris dans les zones sous contrôle du M23.
Dans son allocution, Mme Prisca Kamala a rappelé la dimension quasi-sacrée de cette évaluation. Loin d’être un simple test scolaire, l’Examen d’État est, selon elle, un puissant levier de souveraineté nationale.
« L’Examen d’État est l’acte par lequel l’État Congolais affirme son autorité sur l’ensemble du territoire national. C’est un symbole de contrôle administratif et éducatif, particulièrement crucial dans nos zones encore en proie à l’insécurité », a-t-elle déclaré.
Elle a souligné également que depuis la toute première édition en 1967, ce concours unifie le système éducatif congolais et certifie la compétence de la jeunesse. Plus qu’un diplôme, il s’agit d’un « rite social d’unité » et d’un instrument de cohésion nationale qui renforce l’appartenance à une seule et même nation, la RDC.
Cette session 2025-2026 marque un tournant pédagogique important. La grande nouveauté de cette année est l’introduction de l’épreuve orale d’anglais. Cette réforme vise à aligner les compétences des finalistes congolais sur les standards internationaux et à favoriser une meilleure intégration linguistique dans la sous-région et dans le monde professionnel.
S’adressant directement aux finalistes, la Conseillère Principale a usé d’un ton à la fois maternel et rigoureux. Elle a exhorté les candidats à faire preuve d’application et concentration face aux questionnaires ainsi que d’assiduité et discipline tout au long du processus.
Alors que les cahiers d’items s’ouvrent, c’est toute la Province du Nord-Kivu qui retient son souffle, espérant que cette moisson 2026 soit à la hauteur des ambitions de souveraineté et de développement portées par les autorités provinciales.
HANGI MULEKYA GHISLAIN
©Ukweli Online












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