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La position de l’Union des Patriotes pour la Libération du Congo (UPLC), une faction des VDP-Wazalendo, situé à Liboyo, Groupement Bapakombe, Secteur des Bapere, Territoire de Lubero, a été la cible d’une attaque violente menée par un groupe inconnu aux premières heures de ce jeudi 4 décembre 2025. L’assaut a fait un mort parmi les combattants de l’UPLC et a abouti à l’incendie de la position, exacerbant la panique dans une région déjà minée par les soupçons d’abus.
C’était à 2h00 du matin de ce jeudi 4 décembre 2025 que l’attaque a visé la position de l’UPLC de Liboyo, située à environ 15 km au Nord de Njiapanda sur l’axe Kambau-Cantine. Le porte-parole de l’UPLC, John Mahangaiko, a confirmé l’attaque et a déploré la perte d’un combattant. Selon ses déclarations, les assaillants ont profité de l’obscurité pour surprendre le groupe. Face à cette incursion, l’UPLC a décidé de ne pas s’engager dans un combat prolongé, craignant une diversion des ADF. Les assaillants en ont profité pour incendier la position avant de se retirer.
M. Mahangaiko a expliqué ce choix tactique :
« Les assaillants ont surpris nos combattants la nuit, mais ces derniers ont décidés de ne pas se battre croyant qu’il s’agirait d’une diversion des ADF. Comme les ADF s’attaquent à des structures sanitaires pour tuer les malades et piller les médicaments, nos combattants se sont repliés au village pour protéger les structures sanitaires et la population contre d’éventuelles attaques des égorgeurs ».
L’incendie de la position et la crainte d’une nouvelle vague de violence ont déclenché un mouvement de panique et de déplacement de la population des villages environnants vers les localités de Njiapanda (Territoire de Lubero) et de Cantine (Territoire de Beni).
Jusqu’à présent, l’Armée et la Société Civile locale n’ont pas encore formulé de réaction officielle concernant l’attaque de Liboyo et le déplacement massif des civils.
Cette situation survient dans un contexte de crise de confiance majeure. Depuis quelques temps, certains habitants et d'autres groupes Wazalendo distillent dans l'opinion et sur les réseaux sociaux des accusations incriminant l'UPLC d'être impliquée dans les récents massacres de civils dans cette zone, accusation que ce mouvement a toujours rejetée.
L’attaque et l’incendie, ainsi que la décision de repli de l’UPLC, nourrissent les doutes persistants sur les auteurs, les réelles motivations et l’efficacité de différents groupes groupes d’autodéfense présents dans cette zone. Un besoin d’une intervention de nettoyage de la nébuleuse par le Gouverneur Militaire se fait sentir. La population de cette entité, dépourvue de tout et sans assistance humanitaire, est prise entre le feu des assaillants inconnus et la méfiance envers ceux qui se disent ses protecteurs.
La Rédaction
©Ukweli Online

















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