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Butembo : L’Honorable Musitu Chafi réclame au VPM de l’Intérieur le limogeage immédiat du Commissaire Georges Gondjila

L’étau se resserre autour du Commissaire supérieur Georges Gondjila, Commandant urbain de la Police Nationale Congolaise (PNC) à Butembo. Dans une correspondance officielle adressée ce lundi 12 janvier 2026 au Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, l’Honorable Muhindo Musitu Chafi a formellement exigé son remplacement, fustigeant une gestion sécuritaire jugée défaillante.

En déposant sa lettre au VPM de l’Intérieur, l’Honorable Musitu Chafi joint sa voix à celle de la synergie des mouvements citoyens et groupes de pression de Butembo. Ces organisations ont franchi un cap décisif en décrétant une journée « ville morte » pour exiger le départ de l’autorité policière.

Les griefs sont unanimes : une ville livrée à l’insécurité tandis que le commandement de la police est accusé de s’éloigner de ses missions régaliennes. Les mouvements citoyens préviennent d’ailleurs que cette paralysie d’activités n’est que le prélude à une « série d’actions de grande envergure » jusqu’à l’obtention du départ du Commissaire Gondjila.

Pour l’Honorable Musitu Chafi, l’incompétence du commandant actuel a conduit à une faillite sécuritaire totale. Il dénonce l’absence de décisions concrètes face à la multiplication des pillages de motos (DK et BodaBoda), des incursions nocturnes et des assassinats qui ensanglantent Butembo. L’assassinat récent du policier Ngike illustre, selon lui, une perte de contrôle qui atteint désormais les rangs mêmes des forces de l’ordre.

Au-delà de l’échec opérationnel, le député charge le Commissaire sur le plan de l’éthique professionnelle. Il pointe des actes d’« immoralité » et de corruption, accusant notamment le commandant d’utiliser sa garde rapprochée pour organiser des tracasseries routières au détriment de la Police de Circulation Routière (PCR).

Cette gestion a brisé le pacte de la Police de Proximité. Alors que Butembo avait connu une accalmie grâce à une collaboration étroite entre civils et policiers, la population se sent aujourd’hui exclue. « L’autorité policière a démissionné de ses missions, laissant les citoyens à la merci de l’insécurité », martèle le parlementaire.

L’Honorable Muhindo Musitu Chafi exhorte le VPM de l’Intérieur à prendre la mesure de l’urgence. Il demande la nomination d’un nouveau commandant capable de restaurer le professionnalisme et de rétablir le dialogue avec la population.

Le message est clair : sans un changement rapide à la tête de la PNC, le climat social à Butembo risque de s’envenimer davantage, alors que la société civile promet déjà de maintenir la pression par tous les moyens légaux.

HANGI MULEKYA Ghislain

©Ukweli Online

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