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Tujenge Amani Kwa Ukweli

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Rutshuru: Le CTJ alerte sur le recrutement forcé massif d’élèves et de vieillards comme arme de guerre de l’AFC-M23-RDF à Bambo

Le Conseil Territorial de la Jeunesse de Rutshuru, CTJ, vient de documenter une série de violations systématiques du Droit International Humanitaire, constitutives de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, perpétrées ce samedi 31 janvier 2026 dans le groupement de Bambo. Dans une opération d’une brutalité sans précédent, les forces de la coalition AFC-M23, soutenues par le Rwanda, ont pris en otage plus de 15 000 civils pour mener un tri forcé à des fins d’enrôlement militaire.

Cette rafle à grande échelle s’est déroulée dans une zone délibérément isolée du monde, les rebelles ayant « contraint les sociétés de télécommunications à couper le signal réseau » dix jours auparavant afin d’opérer dans le silence total et de dissimuler leurs exactions.

La description des faits révèle un mode opératoire de terreur : dès 5 heures du matin, sous la menace de « sanctions sévères », la population a été contrainte de se rassembler au rond-point Bambo-Central, où un Colonel de la rébellion a exigé la dénonciation de tout collaborateur des Wazalendo sous peine d’exécution immédiate.

L’horreur a atteint son paroxysme lorsque plus de 1 000 civils ont été séparés de force de leurs familles pour être transportés vers des destinations inconnues dans des conditions dégradantes. Le rapport souligne avec gravité que « près de la moitié [des recrues] sont des élèves » et que le recrutement n’épargne même pas les « hommes des troisièmes âgés ». Ces victimes ont été « entassées dans les véhicules Fusso dans des conditions inhumaines, au point que certaines ne pouvaient même plus respirer ».

Face à ces atrocités, les recommandations du Conseil Territorial de la Jeunesse exigent une réaction immédiate de la communauté internationale, de l’ONU et de la CPI pour obtenir la « libération immédiate et sans condition » de toutes les personnes recrutées de force. Il est impératif que l’UNESCO et l’UNICEF interviennent pour le retour des élèves, en rappelant fermement que « la seule place de l’enfant est à l’école et non dans les rangs d’une rébellion armée ».

Enfin, l’organisation réclame l’adoption de « sanctions ciblées contre les auteurs de ces atrocités » ainsi que la mise en place urgente d’un mécanisme de protection des civils et d’assistance humanitaire dans les zones occupées de la chefferie de Bwito.

LA REDACTION

©Ukweli Online

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