Dans un climat de forte tension sur le marché des hydrocarbures, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie Nationale, a rendu public un Arrêté Ministériel ce lundi 4 mai 2026. Ce document officiel vient plafonner les prix des carburants terrestres et d’aviation pour la zone Est de la République Démocratique du Congo.
La zone concernée, qui englobe les provinces du Haut-Uele, Bas-Uele, l’Ituri, le Maniema, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, dispose désormais d’une grille tarifaire officielle pour contrer l’instabilité observée ces dernières 48 heures.
Selon les termes de l’arrêté, les prix sont fixés comme suit à la pompe :
- Essence : 4 205,00 FC le litre
- Pétrole : 5 000,00 FC le litre
- Gasoil : 5 395,00 FC le litre
Cette intervention gouvernementale survient après un dimanche 3 mai particulièrement éprouvant pour les consommateurs du Grand Nord. Dans les villes de Beni et Butembo, le prix de l’essence a atteint des sommets vertigineux, se négociant entre 15 000,00 FC et 20 000,00 FC le litre chez les revendeurs. Cette flambée soudaine a paralysé le transport et provoqué un vent de panique au sein de la population.
Si la situation géopolitique au Moyen-Orient pèse lourdement sur les cours mondiaux du pétrole, des causes locales sont également pointées du doigt. Le député national Arsène Mwaka Bwenge, élu de Beni, est monté au créneau pour dénoncer une pression fiscale qu’il juge irrégulière. Le parlementaire fustige notamment une redevance de 2 000 USD perçue par l’Association Congolaise des Commissionnaires Agréés en Douane (ACCAD).
« Cette redevance n’a aucun soubassement fiscal légal », martèle l’élu.
Selon lui, ce prélèvement arbitraire, cumulé au contexte international, asphyxie les importateurs et se répercute directement sur le panier de la ménagère, entraînant une hausse généralisée des produits de première nécessité.
L’arrêté ministériel du 4 mai est donc perçu comme une mesure de salut public visant à restaurer l’autorité de l’État sur les prix et à protéger les citoyens contre la spéculation, alors que les autorités provinciales sont désormais attendues sur le terrain pour faire respecter ces nouveaux tarifs.
HANGI MULEKYA GHISLAIN
©Ukweli Online









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