Dans une correspondance officielle datée du 5 mai 2026, la Première Ministre de la République Démocratique du Congo, Madame Judith Suminwa Tuluka, a instauré une série de mesures dérogatoires majeures visant à stabiliser le marché intérieur par la régulation des prix du carburant et des produits de première nécessité.
Ce nouveau dispositif réglementaire, qui intervient sur le différentiel de transport et le prix moyen frontière, est établi pour une durée de 45 jours renouvelables après évaluation. Par cette décision énergique, la Cheffe du Gouvernement entend freiner l’inflation et protéger le panier de la ménagère en agissant directement sur les coûts logistiques et fiscaux qui pèsent sur l’approvisionnement des biens essentiels à travers tout le territoire national.
Afin de garantir l’efficacité immédiate de cette mesure, la Cheffe du Gouvernement a formellement instruit le Vice-Premier Ministre en charge de l’Économie Nationale, le Ministre d’État aux Hydrocarbures, ainsi que le Ministre des Finances de prendre toutes les dispositions d’usage nécessaires. L’instruction principale concerne la suspension immédiate du principe de plafonnement du différentiel de transport, un mécanisme technique dont la modification devrait permettre une meilleure fluidité dans la distribution du carburant à travers les différentes provinces du pays. Cette action coordonnée entre les trois ministères clés souligne la volonté de l’exécutif de reprendre le contrôle sur les leviers fiscaux qui pèsent sur les opérateurs économiques.
L'offensive de la Première Ministre s'attaque également à la multiplication des prélèvements aux frontières, ordonnant une baisse drastique ou une suspension pure et simple de plusieurs frais et taxes qui gonflent artificiellement le coût de revient des produits. Ainsi, les frais sanitaires, les frais PNHF-Hygiène aux frontières, les frais de régulation, ainsi que les frais LMC, CGW et la redevance DGDA sont totalement suspendus. Parallèlement, Judith Suminwa a décrété une réduction de 50 % des frais d'inscription et de contrôle ainsi que des frais de la Congolaise des Voies Maritimes (CVM), élaguant ainsi de manière significative les charges administratives et logistiques lors de l'importation.
Enfin, Madame Judith Suminwa a insisté sur le caractère impératif de ces nouvelles directives, exigeant une application stricte et sans failles de la part de tous les services de l’État concernés. Ce tour de vis réglementaire marque un tournant dans la gestion de la crise énergétique, en plaçant les administrations publiques devant leurs responsabilités pour éviter toute spéculation. Le secteur pétrolier, pilier de l’économie congolaise, se trouve désormais sous un régime de surveillance accrue, où chaque composante du prix sera scrutée pour assurer que les allègements décidés par la Primature profitent réellement au consommateur final à la pompe.
LA REDACTION
©Ukweli Online









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