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Tujenge Amani Kwa Ukweli

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Lubero : Deux combattants du M23 font défection et se rendent à l’UAPC/Wazalendo

De nouvelles fissures apparaissent au sein de la rébellion du M23. Deux éléments de ce mouvement armé se sont rendus, ce mercredi 17 décembre 2025, aux combattants de l’Union des Ancêtres pour la Paix au Congo (UAPC/Wazalendo) en territoire de Lubero, en Province du Nord-Kivu. Motivés par un besoin vital de protection, ils dénoncent des conditions de vie inhumaines et des exécutions sommaires au sein de leur ancienne unité.

Originaires de la ville de Goma, ces deux hommes racontent un parcours marqué par la contrainte. Selon leurs témoignages, ils auraient été enrôlés de force lors de la brève incursion du mouvement dans la capitale provinciale, avant d’être conduits vers les hauteurs de Cianzu pour une formation militaire obligatoire.

Là-bas, ils ont été formés au maniement du fusil d’assaut AK-47 et aux techniques de combat de jungle. Mais derrière le vernis militaire, la réalité est sombre :

« Le M23 maltraite ses combattants, particulièrement ceux d’origine congolaise. Les droits humains ne sont absolument pas respectés. La vie humaine est désacralisée : certains de nos compagnons sont exécutés sans aucune forme de procès », ont-ils confié à leur arrivée.

Tous deux pères de famille, les deux transfuges expliquent avoir dû abandonner femmes et enfants sous la menace des armes. Ce traumatisme familial semble avoir pesé lourd dans leur décision de fuir les rangs de la rébellion.

Parmi eux, le nommé Steven Salumu exprime un souhait clair : celui de regagner son foyer et de retrouver les siens: son épouse Darleine, son fils unique Erick, sa mère Micheline et son père Pacifique, après des mois d'incertitude. Son compagnon d'armes, ayant préféré garder l'anonymat pour des raisons de sécurité a, quant à lui, sollicité la protection immédiate des Wazalendo de l'UAPC et des FARDC, craignant des représailles. Encore faut-il se rassurer s'ils sont réellement des congolais... 

Cette nouvelle reddition en territoire de Lubero illustre les tensions internes qui semblent fragiliser les rangs des agresseurs. Elle met également en lumière le rôle croissant des groupes d’autodéfense locaux, dits Wazalendo, qui deviennent des points de chute pour les déserteurs fuyant les zones sous contrôle rebelle.

Pour l’heure, les responsables de l’UAPC disent avoir pris en charge ces deux individus en attendant les procédures d’usage auprès des autorités militaires FARDC.

Rédaction

©Ukweli online

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