Alors que la République Démocratique du Congo traverse une zone de turbulences sécuritaires et socio-économiques, la question de la rémunération des agents de l’État revient au cœur du débat parlementaire. Ce jeudi, l’honorable Muhindo Simisi Obedi, élu du territoire de Lubero (Nord-Kivu), a déposé une question écrite officielle adressée au Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget. L’objectif est clair : briser l’omerta sur les retards de paiement chroniques et les irrégularités qui précarisent des milliers de foyers congolais.
Dans sa correspondance, le député national dresse un réquisitoire sévère contre le système actuel. Il souligne le contraste saisissant entre le dévouement des agents de l’État — qui maintiennent les services publics malgré un contexte souvent hostile — et les défaillances administratives persistantes.
« Le quotidien des fonctionnaires est rythmé par des retards récurrents et des omissions injustifiées sur les listes de paie », déplore l’élu.
Pour Muhindo Simisi Obedi, la mécanisation de la paie, ce processus censé sécuriser et moderniser le circuit financier de l’État, est aujourd’hui « incomplète et insuffisamment maîtrisée ».
L’interpellation du député Simisi Obedi ne se veut pas seulement une critique, mais une exigence de transparence. Il articule sa démarche autour de quatre axes majeurs :
- L’état des lieux réel : Quel est le taux d’exécution exact de la mécanisation sur l’ensemble du territoire national ?
- Les goulots d’étranglement : Quelles sont les contraintes techniques, financières ou administratives qui bloquent l’aboutissement du processus ?
- La cartographie des responsabilités : Qui fait quoi ? L’élu exige de connaître le rôle précis de chaque acteur et partenaire impliqué dans la chaîne de la paie.
- Les garanties d’avenir : Quelles mesures concrètes le Gouvernement compte-t-il prendre pour assurer, enfin, la régularité et la transparence des salaires ?
Pour le représentant de Lubero, cette démarche dépasse le cadre purement technique. Dans un pays faisant face à des agressions extérieures, la stabilité sociale est un pilier de la résistance nationale.
« La réussite de cette mécanisation n’est pas seulement une question technique, mais un impératif de justice sociale », a martelé le député.
Cette action parlementaire représente une lueur d’espoir pour les milliers de familles dont la survie dépend exclusivement de la fonction publique. La réponse du Ministre du Budget est désormais scrutée de près par la représentation nationale et, surtout, par les agents de l’État qui attendent des actes concrets plutôt que des promesses.
VISESA Louangel
©Ukweli Online















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