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Tujenge Amani Kwa Ukweli

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Ebola : l’Évêque de Butembo-Beni appelle au strict respect des mesures barrières pour contrer une souche « sans vaccin ni traitement spécifique » 

L’Évêque du Diocèse de Butembo-Beni lance un appel vibrant à la vigilance face à la menace grandissante de la variante « Bundibugyo » d’Ebola, qui touche actuellement la République Démocratique du Congo et l’Ouganda. Dans un communiqué pastoral publié mercredi 20 mai, Monseigneur Sikuli Paluku Melchisédech met l’accent sur une réalité cruciale : face à une souche sans vaccin ni traitement spécifique, les mesures barrières restent la seule arme.

L’alerte est maximale. Faisant suite aux déclarations du gouvernement congolais et aux rapports de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le prélat a rappelé la spécificité technique et inquiétante de cette vague épidémique.

« D’après les experts en la matière, cette souche n’a pas de vaccin et n’a pas de traitement spécifique », prévient Monseigneur Sikuli Paluku Melchisédech.

Devant ce vide thérapeutique, l’évêque insiste sur le fait que la riposte repose entièrement sur la responsabilité collective et la santé publique. L’objectif affiché est clair : agir « sans paniquer, mais tout en restant prudents et vigilants » pour couper court à la propagation du virus.

Le retour des dispositifs sanitaires dans les églises

Pour traduire ces orientations en actions concrètes, le Diocèse de Butembo-Beni impose dès à présent un protocole sanitaire strict dans tous les lieux de culte, sanctuaires et chapelles.

Parmi les mesures phares annoncées :

En appelant à l’intercession divine pour la protection de la région, l’Église catholique de Butembo-Beni rappelle que la foi s’accompagne d’une stricte discipline sanitaire. Face à une souche d’Ebola face à laquelle la médecine moderne est temporairement désarmée, le respect rigoureux des gestes barrières n’est plus une option, mais un devoir citoyen et vital.

– Réinstallation immédiate des points de lavage des mains : Des lavabos ou dispositifs d’eau doivent être placés de façon permanente à toutes les entrées.

– Déploiement de surveillants sanitaires : Des agents, notamment les « Walinda Ibada », seront mobilisés pour veiller à ce que l’hygiène soit respectée et éviter que plusieurs personnes ne touchent les mêmes robinets ou récipients. 

– Utilisation de désinfectants : L’usage d’eau de javel (ACE), de chlore ou de solutions portables comme « AMUKINA » est fortement encouragé. 

– Suspension du traditionnel signe de paix : Le virus modifie également le déroulement des services liturgiques. Dans l’optique de limiter au maximum les contacts physiques propices à la transmission, l’Évêque a décrété la suspension d’un rituel pourtant ancré dans la pratique chrétienne. Désormais, l’échange des mains (la poignée de main), que les fidèles se donnent traditionnellement en signe de paix avant l’Agnus Dei, est de nouveau suspendu jusqu’à nouvel ordre. Le port du masque est quant à lui vivement recommandé.

Au stade actuel, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), mentionne être en train d’étudier différentes options en matière de vaccins et de traitements afin de contribuer à endiguer l’épidémie. Spécialement en République démocratique du Congo, pour circonscrire les risques de contagion, le gouvernement dit avoir pris plusieurs mesures immédiates. 

Ci-dessous le communiqué de Mgr l’Evêque:

 Visesa Louangel

©Ukweli Online

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